Mot de la Directrice

  • Chaque année le CMPP Marcel Foucault établi à Montpellier et à Lunel accueille dans ses cinq antennes entre 1000 et 1200 enfants et adolescents.

    Ces enfants et ces adolescents peuvent être nos enfants. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas repérés comme étant des jeunes handicapés ou délinquants. Ils sont les jeunes que nous rencontrons dans la rue et ils viennent au CMPP parce qu’à un moment de leur développement, soit tout-petit dès la naissance, soit plus tard à l’âge scolaire ou à l’adolescence, ils rencontrent des difficultés.

    Ils peuvent rencontrer des difficultés scolaires, en ce cas c’est l’école ou le collège qui leur conseille de consulter au CMPP, ou bien ils peuvent rencontrer des difficultés relationnelles avec leurs parents ou leurs frères et sœurs. Dans ces cas là ce sont souvent d’autres membres de la famille, des amis ou une assistante sociale, ou le médecin de famille qui leur conseillent de venir au CMPP.

    Le CMPP a plusieurs possibilités d’accueil grâce à ses antennes réparties dans des secteurs différents de la ville pour permettre une plus grande proximité du lieu de soins par rapport au lieu de vie du jeune et également afin de maintenir des unités soignantes de petite dimension favorisant un rapport plus facile aux soins.

  • Les cliniciens du CMPP se proposent d’écouter les difficultés de l’enfant ou de l’adolescent exprimées par lui-même ou par ses parents sous la forme de rendez-vous le plus souvent hebdomadaires afin de mettre en place un traitement approprié, toujours sous responsabilité médicale, aussi bien du côté des difficultés psychologiques (médecin pédopsychiatre, psychologue clinicien, psychanalyste) que du côté des troubles des apprentissages (orthophoniste, rééducation du raisonnement logique, psychomotricité, psychopédagogie…), groupes thérapeutiques.

    En tous les cas nous visons l’épanouissement de l’enfant et de l’adolescent dans sa personnalité en développement et dans les aménagements de sa vie quotidienne, mais aussi son adaptation aux exigences et aux contraintes de son éducation et de sa scolarisation.

    Il peut suffire de quelques séances pour que l’enfant se sente mieux, que les conflits familiaux puissent se résoudre et que le comportement du jeune soit davantage compris et devienne plus acceptable pour son entourage. Mais il peut également s’agir de plusieurs mois par exemple lorsque des difficultés sont venues toucher les mécanismes d’apprentissage et qu’il faut mettre en place une rééducation qui demandera un investissement sur un temps plus long. Quoiqu’il  en soit, tout au long du traitement, le jeune est maintenu dans son environnement habituel, puisqu’il s’agit de soins dits « ambulatoires »

    Il est très important que les jeunes et leur famille comprennent que la régularité du traitement fait partie du traitement et qu’être absent perturbe ce traitement. Par ailleurs, même quand nous sommes prévenus quelques jours ou quelques heures à l’avance (ce qui n’est pas toujours le cas), nous ne pouvons pas disposer du temps de la séance libéré pour recevoir un autre patient. Et il y a souvent plus de cinq mois d’attente pour obtenir une place au CMPP. Il faut donc absolument prendre en compte la nécessité d’honorer les rendez-vous qui ont été prévus. C’est en respectant cette nécessité que l’on pourra continuer de considérer pertinent cet outil de soins afin qu’il puisse perdurer et continuer de remplir sa mission de prévention et de soin au service des enfants et des adolescents.