Insclusion :

Autisme, Mme Claire Compagnon
en visite à l’UEM de Grabels

De riches échanges et une écoute attentive.

Cela fait 2 ans que l’Unité d’Enseignement Maternelle a ouvert ses portes dans l’école maternelle Jean-Ponsy, à Grabels, près de Montpellier. Ce dispositif a été rendu possible grâce au travail conjoint de l’Éducation nationale, de l’Agence régionale de santé, de la Mairie de Grabels, du CHU de Montpellier et de l’Adages. Cette unité a pour objectif de proposer une réponse inclusive aux enfants qui présentent des difficultés avérées du spectre autistique. Le but est de leur permettre de poursuivre leur scolarité en classe ordinaire en fonction des capacités de l’enfant..

Des échanges et de l’écoute

 

Ce mardi 5 octobre 2020, l’UEM de l’école maternelle Jean-Ponsy, à Grabels, a accueilli la Déléguée interministérielle, Claire Compagnon, chargée de la mise en œuvre de la « stratégie nationale autisme au sein des troubles du neuro-développement ».
Cette rencontre a été l’objet d’échanges avec les mamans présentes sur l’évolution de leurs enfants, mais également d’écouter leurs retours d’expérience du dispositif.

L’inclusion en milieu scolaire ordinaire comme objectif principal de l’UEM.

 

La mise en place de cette classe permet aux enfants d’évoluer dans un environnement adapté, de s’intégrer et d’apprendre à vivre avec les autres. L’inclusion peut ainsi prendre plusieurs formes car elle est conditionnée aux capacités de chacun des enfants. Il peut s’agir d’une inclusion en classe ordinaire, une inclusion sur les temps des repas ou de récréations. Actuellement, 2 enfants de l’unité déjeunent avec les autres enfants de l’école. C’est une belle évolution.

Accompagner les parents.

 

Les mamans d’ Adam, Lola, Lorenzo, Malhone et Leïla ont pu échanger sur l’évolution du comportement de leur enfant et sur l’impact positif de l’unité sur leur vie de famille. Les enfants s’expriment de mieux en mieux, ils appréhendent mieux leur environnement et sont heureux de se rendre à l’école. Dans le contexte particulier lié à la COVID, les mamans soulignent l’importance de l’accompagnement que les parents ont reçu de la part de l’ensemble des professionnels de l’UEM durant le confinement. Le suivi en distanciel a été essentiel pour la poursuite du projet pédagogique de leurs enfants.

Des infrastructures adaptées aux élèves.

 

Des travaux ont été nécessaires pour aménager la classe afin que les jeunes enfants s’y sentent parfaitement bien. La hauteur des plafonds a été rabaissée, les vitres remplacées afin d’obtenir un éclairage plus adapté et l’acoustique de la salle a été travaillée et adaptée.

Des projets pour l’avenir

 

La mise en place d’autres UEM est une demande forte au regard du besoin en progression constante sur le territoire. Cependant, de nombreuses contraintes sont à prendre en compte comme la capacité d’accueil d’une classe, l’aménagement des locaux, ainsi que les personnels nécessaires à l’accompagnement (presque égal au nombre d’élèves).

L’année prochaine, Lola, Adam et Lorenzo qui sont intégrés dans l’unité depuis deux ans, vont passer en primaire. Les parents s’inquiètent pour la suite du parcours de leurs enfants. Quels sont les dispositifs d’accueil à l’école primaire, au collège et au lycée pour ces enfants ?

Quelle stratégie publique ?

 

La stratégie adoptée par les pouvoirs publics ne s’inscrit pas dans une logique de filière. Bien que certaines Unités d’Enseignement Spécialisées existent en école primaire et en niveaux supérieurs, il ne s’agit pas d’inscrire l’enfant dans une logique de parcours continu en unité spécialisée mais de doter les acteurs de terrain d’un panel de réponses adaptés à chacun. Autrement dit, un enfant aujourd’hui intégré en UEM ne poursuivra pas nécessairement son parcours scolaire en Unité d’Enseignement Primaire mais pourra être orienté vers d’autres dispositifs. Or, ce panel de réponses possibles reste encore à travailler avec les pouvoirs publics car les places disponibles sont rares et les réponses apportées à l’enfant et à la famille trop souvent complexes à construire.

Le chemin est encore long pour parvenir à proposer une réponse adaptée pour chaque enfant mais il progresse clairement. Lorsque les pouvoirs publics et les acteurs locaux de terrain travaillent ensemble, les conditions pour parvenir à créer les conditions de l’inclusion sont réunies.

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Claire Compagnon échange avec les mamans des enfants de l’UEM

Claire Compagnon, l’enseignante spécialisée de la classe et les mamans de Adam, Leïla, Lorenzo, Lola et Malhone. Dans l’école maternelle Jean-Ponsy, à Grabels, près de Montpellier le 5 octobre 2020.

1 Commentaire

  1. Article tres intéressant et très questionneur quant au futur des enfants atteint de troubles autistiques.
    Il est vrai que nous devons tenter d’inclure ces enfants dans un système éducatif dit ordinaire et non pas les refouler systématiquement dans des « cases » alors que nous possédons des dispositifs leur permettant de les accompagner parmi d’autres enfants non autistes, suivant leurs besoins.

    Réponse

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