Rendez-vous de l’alternance5 (2)

Rendez-vous de l’alternance
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Alternance

Les alternants d’aujourd’hui sont les salariés de demain…

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Temps de lecture : 5 minutes

L’Adages intervient sur le territoire départemental à travers ses 4 pôles d’intervention (Enfance, Adultes Handicapés et Personnes Âgées, Social et Prévention Protection Parentalité) pour un total de 60 structures dont 42 établissements sociaux et médico-sociaux implantées sur la Métropole de Montpellier, Lunel, Béziers et Lodève.

Notre cœur de métier vise à assurer la protection et l’accompagnement de publics fragilisés par l’âge, le handicap, la précarité sociale, la maladie mentale et les accidents de la vie…Nous accompagnons plus de 6000 personnes chaque année dont 1800 sont en hébergement permanent, temporaire et accueil de jour. 2000 sont suivis à domicile, en milieu ouvert et en consultation.

On compte pas moins de 80 types de métiers dans la composition des équipes qui assurent l’accompagnement des personnes au quotidien. Educateurs spécialisés, EJE, moniteurs éducateurs, AMP, etc…et également les métiers du soin et du paramédical, infirmier, kiné, aide-soignant, médecin, ergothérapeute…Sans oublier les personnels administratifs et les fonctions supports du Siège social notamment.

Les grands rendez-vous de l’alternance.

Les grands rendez-vous de l'alternance
Les grands rendez-vous de l'alternance

Depuis quelques mois, nous sommes confrontés à des difficultés nouvelles pour pourvoir les postes existants dans les établissements et services. Cette situation pourrait mettre en péril la continuité de service des structures notamment en période estivale.

Nous connaissions ces difficultés sur les emplois de médecins spécialistes, en particulier médecins pédopsychiatres, médecins psychiatres, médecins généralistes et parfois sur d’autres spécialités de type rééducation fonctionnelle.

Or, cette pénurie touche désormais les métiers éducatifs et de l’accompagnent et aussi les fonctions supports du siège social. Nous avions jusqu’à présent la possibilité de pourvoir chaque année nos postes d’éducateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, comptables ou gestionnaires paie grâce à la sortie des jeunes des écoles de formation.

Le rapport et les comportements au travail changent

Le repositionnement post Covid d’un certain nombre de salariés peut sans doute s’expliquer par le fait qu’ils aient été confrontés à des situations difficiles ayant heurtées leur engagement et leur éthique personnelle durant la crise sanitaire notamment dans les Ehpad où la situation a pu parfois prendre des tournures dramatiques.
Par ailleurs, certains n’ont pas souhaité reprendre une activité professionnelle post crise sanitaire et ont, d’une certaine manière, disparu des écrans radars. D’autres encore ont fait le choix assumé de s’engager vers des reconversions. Enfin, un arbitrage entre vie personnelle et professionnelle joue certainement en faveur d’un nouvel équilibre qui modifie en profondeur le rapport travail/vie personnelle. Cet équilibre nouveau oblige l’employeur à réinventer et à réinterroger la culture des organisations et le force à sortir des ses représentations.

Le rapport et les comportements au travail changent. Le télétravail, par exemple, modifie profondément la communauté de travail à la faveur d’une dimension plus individuelle au détriment du collectif et du collaboratif.

Les métiers du social

Le nombre de jeunes candidats aux métiers du social dans les écoles de formation semble se rétracter comme peau de chagrin. Cette désaffection pourrait trouver sa source dans la méconnaissance des métiers du lien social ou dans leur déficit d’image auprès des jeunes. Mais, peut-être, est-ce lié à la difficulté de se projeter sur ces métiers compte tenu de l’engagement personnel et psychique qu’ils requièrent ? Ou à la faiblesse des rémunérations proposées en début de carrière ? La charge mentale et l’implication personnelle nécessaire à leur pratique n’est peut-être plus acceptable chez nos jeunes. Ce qui, autrefois, était un facteur d’attractivité est-il devenu un facteur d’évitement ?
Autre hypothèse, cette pénurie n’est-elle pas le signe d’un rejet du travail en CDI, trop contraignant, pour s’orienter vers un exercice à durée déterminée voire à de l’intérim qui permet une plus grande liberté d’organisation de vie et des rémunérations plus intéressantes ? D’ailleurs, on voit émerger des organisations ou des professionnels qui proposent leurs services aux usagers et aux familles en auto-entreprenariat.

Bien qu’il ne faille pas faire de la question de la rémunération la cause unique de désaffection de nos métiers, elle vient inévitablement aggraver très fortement la situation. En effet, ce triste constat est exacerbé par la façon dont les revalorisations salariales ont été conduites qui traduisent une méconnaissance patente de notre secteur provoquant des incohérences venues heurter encore davantage le sentiment d’abandon des professionnels et le management des organisations.

L’alternance : une réponse possible

L’apprentissage est un levier intéressant pour tenter de relancer l’engagement des jeunes dans ces métiers du lien social et de la relation humaine. Le statut de salarié change fondamentalement le rapport du jeune à la formation. Il va acquérir son expérience et ses compétences sur le terrain auprès et avec les professionnels sous la responsabilité d’un maitre d’apprentissage. C’est donc une formation pratique et un plus pour de nombreux jeunes parfois plus intéressés par les mises en situation que par la théorie ou le concept. Cette modalité de formation peut être encore développée. Les employeurs doivent faire cet investissement pour capter les professionnels qu’ils auront formés selon leurs besoins dans la culture de l’établissement ou de l’organisation.
Nous avons proposé que les collectivités locales, les départements et les ARS réservent un ou deux postes d’apprentis dans les budgets des établissements qui feraient l’objet d’un financement dans les dotations budgétaires. Il est évident que cette innovation viendrait fortement motiver les employeurs dans la création de postes dans les services.

Frédéric Hoibian, directeur général de l’Adages

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