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Comprendre les émotions qui me traversent
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Chalet Zen : l’Atelier de réalité virtuelle

Comprendre les émotions qui me traversent…

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La mise en place du Chalet Zen à la villa d’Oc du SOAE offre un espace isolé, au calme, à l’écart du collectif où les enfants peuvent se rendre en cas de crise. C’est un lieu refuge et de relaxation repéré par les jeunes en fonction de leurs besoins.
Le Chalet Zen est un outil qui permet de travailler la relaxation et la cohérence cardiaque afin que les enfants accueillis soient disponibles pour travailler ce qui fait trauma chez eux.

La villa Oc accueille des enfants de 6 à 13 ans dont le parcours de vie a pu créer des traumatismes ou des carences qui rendent la gestion de leurs émotions difficiles voire impossibles. 

Comprendre les émotions qui me traversent
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Construction du Chalet Zen

Avant de pouvoir envisager un suivi thérapeutique qui permette de travailler avec les enfants leur parcours de vie complexe, souvent traumatique, il faut leur permettre d’être disponible. Or, les enfants accueillis à la Villa d’Oc démontrent une indisponibilité au quotidien qui se traduit par des troubles du comportement, de l’apprentissage ou de l’attention. Ces comportements inconscients viennent faire barrage à la reviviscence de passage de vie traumatique ou faisant écho d’un quotidien difficile (séparation avec parents, inquiétude, conflit de loyauté…). Aujourd’hui, l’utilisation de médicaments est une des seules réponses possibles pour rendre l’enfant disponible lorsque les solutions éducatives ne suffisent plus. La relaxation est une autre approche permettant d’apaiser les enfants pour leur permettre de mieux comprendre leurs émotions et commencer à essayer de les canaliser ou de les analyser.

Pour le psychologue de la Villa d’Oc, le chalet ZEN est l’endroit idéal pour organiser des ateliers de type méditation de pleine conscience, cohérence cardiaque, etc… à destination des enfants qui le souhaitent. Ce chalet attise la curiosité des jeunes qui n’auraient pas souhaité participer à ces ateliers dans d’autres contextes.

La réalité virtuelle

L’utilisation de la réalité virtuelle comme support de travail à la gestion des émotions est mise en place au sein du chalet ZEN. Cet outil numérique ludique et efficace via la réalité virtuelle reliée à des capteurs de fréquence cardiaque et d’encéphalographie permet aux enfants de mieux comprendre les émotions qui les traversent et de pouvoir ainsi les identifier. Pouvoir « voir » ses émotions permet de mieux les comprendre quand les ressentir ne suffit pas.

Cette activité, animée et coordonnée par le psychologue de la villa est, au vu de l’évolution du public accueilli en protection de l’enfance, un outil indispensable permettant d’étayer le travail éducatif et de permettre aux enfants d’être plus serein.

Quelques effets bénéfiques de la méditation pleine conscience
  • La méditation calme l’activité du cerveau (Brewer et al,. 2011). En effet, la méditation diminue la tendance de notre cerveau à vagabonder de pensée en pensée.
  • La pratique de la méditation pleine conscience peut réellement changer la structure du cerveau (Hölzel et al., 2011).
    Augmentation de l’épaisseur du cortex cérébral de l’hippocampe (une zone associée à la mémoire et à notre capacité à apprendre).
  • Réduction du volume cérébral de l’amygdale (la zone du cerveau responsable de la peur, de l’anxiété et du stress).
  • L’améliore les capacités de concentration et de mémoire (Mrazek et al,. 2013)

Plusieurs recherches montrent les bienfaits de la méditation dans la diminution de l’anxiété et ce, même plusieurs années après les interventions (Miller et al., 1995)

Quelques effets bénéfiques de la cohérence cardiaque
  • Baisse du cortisol (l’hormone du stress) et une augmentation de la DHEA (déhydroépiandrostérone), étant appelée l’hormone de jouvence et servant à moduler le cortisol (McCraty et al., 1998)
  • Baisse rapide du rythme cardiaque, augmentation de la profondeur de la respiration et une diminution de la fréquence respiratoire (McCraty et al., 1998). Cela entraine une réduction rapide de l’anxiété (Dziembowska et al., 2015)
  • Augmentation des IgA (Immunoglobulines A) participant à la défense immunitaire
  • Augmentation de la sécrétion d’ocytocine, l’ocytocine étant appelée l’hormone de l’amour procurant du plaisir à être en présence d’autrui.
  • Augmentation des ondes alpha favorisant la mémorisation et l’apprentissage (Dziembowska et al., 2015)
  • Amélioration de la capacité à ressentir des émotions /sentiments agréables
  • Meilleure capacité à appréhender les situations avec recul et sans affects perturbateurs
  • Amélioration de la gestion émotionnelle (Dziembowska et al., 2015)
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L’une des priorités de l’Adages est de favoriser l’inclusion des personnes. Le mal logement a de nombreuses conséquences, notamment l’exclusion sociale.
Chaque jour, l’Adages et l’ensemble de ses collaborateurs s’impliquent sur le territoire pour trouver des solutions notamment Plan Logement d’Abord

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Le secteur associatif, un moteur d’innovations.4.8 (4)

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Face à la crise

Le secteur associatif, un moteur d’innovations.

La crise sanitaire que le monde traverse depuis plus d’un an a bouleversé les manières de travailler, d’échanger, de s’épauler… Le secteur de l’accompagnement médico-social a été tout particulièrement impacté tant les interactions, les rencontres, le travail de terrain et de proximité y sont centraux. Pourtant, les associations ont su innover pour assurer aux familles accompagnées des services souvent vitaux. À la clef, la création de nouveaux outils, mais aussi de nouvelles solidarités. Illustration avec l’Adages au sein des Services d’Intervention Éducative à Domicile (IED) de Montpellier et du Service d’Observation et d’Action Éducative de Béziers.

PAR ISADORA SANCHEZ ET OLIVIER VAN CAEMERBEKE

L‘Espace Famille de l’association Adages est situé dans le quartier Croix d’Argent à Montpellier. Les locaux sont assez modernes, lumineux mais surtout, ils sont installés au cœur des immeubles HLM de ce quartier populaire et animé. L’espace est très accessible aux publics souvent fragilisés qu’il accueille.

La structure propose une plate-forme de services d’accompagnement aux familles en difficultés éducatives, conjugales ou familiales. Il compte une crèche multi-accueil à horaires atypiques, un service IED, un relais parental, des centres socioculturels, un “Espace de Vie Sociale”, un service de Médiation Familiale… Une fois passé le grand hall, les différents bureaux laissent entrevoir les salariés – le plus souvent des femmes – à l’œuvre. Ici, les contraintes sanitaires n’ont pas freiné l’engagement. Dans cette ruche qui s’active dans le calme, le Service d’Intervention Éducative à Domicile (IED) s’adresse spécifiquement aux familles qui rencontrent des difficultés éducatives. Parfois, elles ont elles-mêmes demandé un soutien, le plus souvent ce sont les agences départementales de la Solidarité qui mandatent l’IED à fins de “protection administrative des enfants”. Les intervenants offrent un soutien à la parentalité aux domiciles des familles. Un travail qui doit, pour être efficace, être mené avec la participation active des familles. À ce jour une centaine de familles et foyers sont accompagnés sur les deux IED (Espace famille et SOAE).

Durant le premier confinement, l’équipe a dû faire preuve d’une vigilance accrue, les situations de crise, tensions et violences conjugales ayant considérablement augmenté. Elle a surtout été contrainte d’imaginer et mettre en place de nouvelles formes d’interventions. “La plus grande difficulté, explique Sarah de Luyker, éducatrice spécialisée au sein du service IED Espace Famille, fut de passer d’actions sur le terrain, à un suivi indirect puisqu’habituellement nous faisons un travail de proximité. Nous avons donc développé des outils nouveaux, propres au télétravail. Par exemple, des rendez-vous téléphoniques hebdomadaires, des jeux interactifs, des envois de cahiers de jeux éducatifs, l’utilisation de logiciels de dessin en ligne, des jeux en visioconférence où nos éducateurs apprenaient à construire aux enfants des cabanes de salon, etc.” Dans ce contexte nouveau, les équipes éducatives se sont aussi chargées d’épauler les publics dans leurs démarches administratives et médicales. Elles ont notamment fait le lien avec différents organismes : établissements scolaires, médecins, assistantes sociales, avocats, Services Territoriaux Éducatifs de Milieu Ouvert, l’Association pour la Protection de l’Enfance et de l’Adolescence.

Espace famille, Montpellier

INVENTER DE NOUVELLES SOLIDARITÉS

Valérie Jourdan éducatrice spécialisée de l’IED Espace Famille se félicite que l’équipe ait réussi “à créer de nouvelles règles et modalités d’intervention tout en continuant d’offrir les mêmes services. Une solidarité renforcée s’est installée aussi bien en direction des publics que nous accompagnons, qu’entre collègues”. Catherine Muller, psychologue du Service, ajoute que le confinement a même parfois facilité les échanges avec des familles jusqu’alors réticentes, pour certaines, à entamer un accompagnement psychologique. “Je les appelais en leur disant : “tout le monde souffre en ce moment, je viens prendre de vos nouvelles”. Échanger par téléphone est parfois plus facile pour amorcer un travail sur soi. De nombreuses familles ont ainsi pu se rendre compte des bienfaits de cette approche et ce sont aujourd’hui elles qui sont demandeuses”. D’autres missions ont toutefois dû se poursuivre en présentiel. Ce fut notamment le cas lorsque les situations familiales tendues nécessitaient une visite à domicile pour éviter qu’elles ne deviennent critiques.

De son côté, Christine Deitsch, responsable du pôle parentalité à l’Espace Famille, ajoute aussi que les équipes éducatives des services de visites en présence d’un tiers et de l’Espace de Rencontres ont continué à exercer leurs missions tout en ayant fermé leurs locaux au public. L’une des particularités, et non des moindres, de cette période, c’est que les professionnels et les familles se sont retrouvés dans des situations similaires avec des problématiques communes. Les uns et les autres étaient confinés avec des enfants à la maison à qui il fallait faire la classe, ou bien étaient esseulés, en difficulté relationnelle sociale… “Les langues se sont déliées, car nous partagions une même réalité, analyse Sarah de Luyker. Cela a favorisé l’émergence d’un lien de confiance nouveau. En fait, cela a bouleversé positivement les relations éducatives entre les familles et nous. Au final, cela a permis un questionnement profond sur les relations familiales, professionnelles et même à dimension existentielle, comme notre rapport à la vie et à la mort”.

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Espace famille, Montpellier

Un sentiment d’égalité qui a rééquilibré des rapports souvent perçus comme asymétriques par les familles. “Généralement, confirme Sarah De Luycker, les familles nous perçoivent comme ‘donneurs’ et eux se voient comme des ‘preneurs’”. Pourtant, tout le travail effectué à l’IED est justement de déconstruire cette hiérarchie et de permettre aux parents accompagnés de déculpabiliser pour rentrer dans le champ de la responsabilité. Les différents confinements auront accéléré cette prise de conscience et l’équilibre des compétences afin d’aller vers une véritable collaboration”.

DANS LE SERVICE IED DU POLE PROTECTION DE L’ENFANCE SOAE DE BEZIERS

Cette mise en place de nouveaux outils, mais aussi l’émergence de nouvelles relations avec les publics accompagnés, le Service d’Observation et d’Action Éducative (SOAE) situé à Béziers les a, lui aussi, vécues.
Le SOAE dispose d’une double habilitation du Ministère de la Justice et du Conseil Départemental. Il est composé de plusieurs dispositifs de Maisons d’Enfants à Caractère Social, qui accueillent des enfants et des jeunes confiés par la justice, d’un service de soutien à la parentalité et de services de milieu ouvert (investigation, assistance éducative judiciaire, et assistance éducative administrative).
Ici aussi, des initiatives originales ont été lancées dans l’urgence imposée par les circonstances. Mais, de ces contraintes, les acteurs ont fait une force.
Cédric Vareilhes, son directeur, indique ainsi que des partenariats nouveaux ont vu le jour. Beaucoup ayant montré leur pertinence, devraient être pérennisés une fois la crise passée. “Par exemple, illustre-t-il, à l’initiative du département et avec le soutien de l’Éducation nationale, deux enseignants ont été détachés et mis à disposition pour assurer le suivi scolaire des enfants accueillis dans nos MECS durant le confinement. C’est une collaboration inédite, extrêmement positive qui perdurera sous une autre forme”. Différentes structures comme la Fondation de France ou la fondation de lutte contre la précarité, Break Poverty, ont, quant à elles, généreusement offert 5 000 masques lors du premier confinement et 10 ordinateurs pour que les enfants des MECS puissent réaliser leurs devoirs et communiquer avec leurs familles.

Marie-Claude Azzoune, éducatrice spécialisée dans l’intervention éducative à domicile, explique, elle, avoir dû réinventer modalités d’accompagnement, “notamment faire le lien entre les établissements scolaires parce que certaines familles sont sous-équipées en matériel informatique. Il nous a aussi fallu mobiliser certains parents afin qu’ils remettent leurs enfants à l’école à la sortie du confinement”.
Les liens entre les Juges des Enfants et les services du SOAE ont aussi été renforcés. “Chaque jour, week-end y compris, explique Cédric Vareilhes, des échanges avaient lieu, soit pour maintenir une vigilance mutualisée, soit pour réaliser une mise en protection d’urgence des enfants”.

Cédric Vareilhes, Directeur du SOAE

La crise sanitaire, les confinements, les mesures de distanciation… tout, a priori, plaidait pour une désorganisation des équipes, des dysfonctionnements, des réponses à minima… C’est le contraire qui s’est passé. Portées par des valeurs fortes et la volonté de soutenir plus que jamais les publics fragiles dont elles ont la charge, les équipes de l’Adages ont démontré leur efficacité et leur adaptabilité.
Les services ne sont pas tous aussi à l’aise pour travailler en distanciel. Néanmoins, le bilan est globalement positif et surtout il a permis de mettre à jour de nouvelles façons de répondre aux besoins des familles. “Il est encore trop tôt pour tirer le bilan, conclut Frédéric Hoibian, directeur d’Adages, car nous sommes encore dans la tempête. Même si tout ce qui a été mis en place ne sera pas pérenne, tout aura été facteur d’enrichissements de nos pratiques, de réflexions sur nos manières d’agir”. 

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L’exigence pour la qualité d’accueil des enfants et adolescents fragilisés0 (0)

L’exigence pour la qualité d’accueil des enfants et adolescents fragilisés
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Inauguration de la rénovation du dispositif MECS de l’Adages SOAE.

Près de 1500 enfants et adolescents sont concernés par les actions des associations concourant à la Protection de l’Enfance sur l’ouest du département de l’Hérault (l’Adages, le CSEB, l’APEA, Jean Gailhac). Plus encore, si l’on prend en compte les situations suivies par les travailleurs sociaux du Conseil Départemental de l’Hérault. Ces missions restent, néanmoins, mal connues et mal identifiées.

Les dispositifs Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) permettent l’accueil de jeunes en rupture ou distanciation familiale et/ou sociale dans le cadre de placement par l’Aide Sociale à l’Enfance (la Direction Enfance et Famille (DEF) dans l’Hérault). L’objectif vise à soutenir l’évolution des enfants et adolescents dans un environnement protégé et adapté à leurs problématiques personnelles en favorisant les liens familiaux. La rénovation de notre dispositif inaugurée ce vendredi 18 octobre nous permet d’une part, la mise aux normes d’accessibilité, de moderniser des bâtis mieux adaptés à l’accueil des mineurs, et, d’autre part d’envisager l’augmentation de notre capacité d’accueil.

Le Conseil Départemental de l’Hérault s’est fortement engagé et mobilisé dans ce projet de rénovation en le finançant et en permettant l’extension de cette villa, et l’achat de 2 autres villas situées au coeur de la ville de Béziers et à Montady.

Le SOAE (Service d’Observation et d’Action Éducative) géré par l’Adages contribue aux politiques de protection de l’enfance, pilotées par le Conseil Départemental de l’Hérault et la PJJ, sur le territoire judiciaire de Béziers par son organisation en 3 secteurs (MECS, Milieu ouvert et parentalité).

Le dispositif Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) de l’Adages SOAE s’est diversifié en 3 modalités d’accueil :

 

  • Un accueil en internat dans 3 villas intégrées dans les quartiers de la ville jusqu’à ce jour, mais dont l’une va déménager à Montady : Villa Oc (10 enfants de 4 à 13 ans), Villa Loti (10 enfants et pré-adolescents de 13 à 15 ans), Villa Lo sosten (5 adolescents de 16 à 18 ans)
  • Le service ESCALE qui suit 18 grands adolescents ou jeunes majeurs en studios ou co-locations autonomes, ou en FJT
  • UNéVOR (Unité d’Évaluation et d’Orientation), qui se propose de suivre des jeunes de 16-18 ans en rupture pendant 3 mois afin de mettre en place un accompagnement diagnostique et prescriptif qui évite leur sortie des dispositifs sans projet sécure.

Les missions des services de milieu ouvert :

  • MJIE : Mesure Judiciaire d’Investigation Educative délivrée par le Magistrat pour Enfants. C’est une mesure d’évaluation approfondie destinée à renseigner le magistrat sur la nature du danger rencontré par le mineur
  • AEMO : Action Educative en Milieu Ouvert décidée par le Magistrat pour Enfants qui permet une protection individualisée au sein de la famille pour une durée de 6 mois à 2 ans maximum avec possible renouvellement.
  • IED : Intervention Educative à Domicile contractualisée entre la famille et l’ASE qui vise à éviter l’enkystement des difficultés rencontrées par la famille pouvant avoir un impact préjudiciable pour le devenir de l’enfant.

Les missions du service Parentèle

  • Médiation familiale : Démarche volontaire y compris lorsqu’elle fait l’objet d’une ordonnance ou d’une orientation du Juge aux Affaires Familiales.
  • Espace Rencontres : Ordonnance JAF ou demande spontanée qui consiste à maintenir le lien avec ses 2 parents ou toutes autres personnes de son ascendance souhaitant entretenir des relations avec l’enfant et dans l’intérêt de celui-ci.
  • Visites Médiatisées : Le Magistrat peut décider que le droit de visite des parents puisse ne s’exercer qu’en présence d’un tiers. Ces visites sont donc organisées dans le cadre de la protection de l’enfance, dans l’objectif de remettre en place des droits de visites et d’hébergement.

L’ensemble des dispositifs visent à permettre à l’enfant de se construire et d’acquérir le plus d’autonomie possible en travaillant les liens avec les familles de façon à mettre en place toutes les conditions favorables à son épanouissement.
Ces dispositifs ne peuvent mener les missions mandées sans être en liens forts avec l’ensemble des institutions intervenants auprès de l’enfance (Éducation Nationale, ITEP/IME/SESSAD, CMPP/CAMPS, FJT/CHRS, …).

La nomination d’un secrétaire d’état chargé de la Protection de l’Enfance augure d’une mobilisation de tous les acteurs, plus transverse et coordonnée, pour répondre à cet enjeu de société majeur que représente ce secteur en constante adaptation.